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C’était le 1er janvier 2013. Après une rupture conventionnelle dans l’agence pour laquelle je travaillais, je me suis retrouvée au chômage. Les premiers mois, on profite : copains, voyages, grasse mat… Ensuite, on réalise qu’il va falloir retourner dans le monde actif. Au choix : chercher un boulot payé au lance pierre sans grande perspective d’évolution, ou bien, monter une boîte, ne pas se payer (au départ) mais pouvoir construire sa propre carrière.

« ça ne serait pas plus simple de trouver un job ? »

Le choix a vite été fait même s’il n’était pas forcément approuvé par tout le monde… « T’es sûre de toi ? Vu le contexte économique ça va être difficile, c’est la crise tu sais ! » ou encore « Quel courage ! ». Entre le regard désespéré face à mon statut de chômeuse ou celui gêné de mon statut de future entrepreneure, je préférais encore le second !

Monter une boite ok, mais quelle boite ?

Alors on fait le bilan de ses compétences, de sa force et de ses envies. Pour ma part, j’avais les compétences en communication, l’envie d’aider les autres, et plus particulièrement ceux qui avaient des projets, et puis j’étais prête à avoir un emploi du temps bien chargé. J’ai mixé tout ça et l’idée est née : une agence de communication qui accompagne ceux qui en ont besoin : les entrepreneurs, créateurs d’entreprise et start-up. Tous ceux qui doivent communiquer mais qui ne savent pas le faire. Tous ceux qui ont un peu d’argent mais pas assez pour aller voir les monstres de la com’.

Et ton business plan ?

Ah oui. Alors c’est bien beau d’avoir une idée mais quand on veut monter un business, il faut le chiffrer. Objectif, chiffre d’affaires, nombre de clients, prestations… Il a fallu rentrer tout cela dans des cases et jouer à Madame Irma pour prévoir la réussite du projet. Si le business plan est utile et à mettre à jour régulièrement, il est cependant un ovnis lorsqu’on n’a pas encore de pied dans le monde de l’entrepreneuriat ! J’ai tenté tant bien que mal de mettre en place cette « bible » de l’entrepreneur pour confirmer que ce projet pouvait être concret et même un jour, rentable.

Super ! Et maintenant ?

Une fois le business plan et l’étude de marché réalisés, il ne restait plus qu’une étape et pas des moindres : créer l’entreprise.